Mais qui pousse au BIM ?

Colloques sur le BIM, salon du BIM, prix du BIM d’Or, débats sur le BIM, présentations des éditeurs de logiciel de leur BIM, tout le monde essaye de nous vendre le BIM, soi-disant révolution numérique dans le monde de la construction. Il y a quelques mois, j’expliquais à travers une série de tweets, ma vision du BIM et je publiais un article d’Olivier Dufau sur un sujet connexe. A force d’avancer et de réfléchir sur le sujet, j’en suis arrivé à la conclusion que contrairement à ce que beaucoup veulent nous faire croire, le BIM n’est pas qu’un outil informatique neutre au service de l’architecture…, mais bel et bien un outil idéologique néo-libéral et managérial uniformisant. Pour cela, il suffit de regarder qui le soutient, le défend et le promeut.

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Devons-nous nous mettre tout nu pour que Fleur Pellerin écoute les architectes ?

Lors de la dernière cérémonie des Molières, le dramaturge Sébastien Thierry s’est adressé à la ministre de la Culture en tenue d’Adam. Dans un discours plein de finesse, Sébastien Thierry déplore la situation des auteurs dramatiques avec humour, mais non sans gravité. Devant un tel déballage, on ne doute pas que Fleur Pellerin oubliera de sitôt ce moment de vie de ministre. Les architectes, qui n’ont jamais eu peur de la nudité, doivent-ils aussi se mettre nu pour qu’enfin leur ministre de tutelle les écoute ?

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Du travail spéculatif en architecture ou la mort des architectes.

En juillet dernier, des professionnels des arts graphiques / graphistes étaient reçus par la secrétaire d’État chargée du numérique, Axelle Lemaire. Leur revendication est simple : lutter contre le travail gratuit qui se cache derrière le principe fallacieux de la modernité numérique et dont la secrétaire d’État avait malencontreusement fait la publicité. En effet, de plus en plus souvent, les graphistes comme les architectes ont constaté que de nombreuses sociétés «construisent leur offre commerciale sur les épaules d’une main d’œuvre qu’ils ne payent pas. Professionnels, mais aussi particuliers par milliers y travaillent sans contrats ni statuts au mépris des plus élémentaires obligations légales». C’est ce que l’on appelle le travail spéculatif ou travail «collaboratif» non rémunéré.

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Du respect des architectes et l’architecture.

Il y a quelques semaines, la remise des rapports sur la mission d’information sur la création architecturale du député de Paris Patrick Bloche et celui des sénateurs Hugues Portelli et Jean-Pierre Sueur tentait de remettre l’architecte et l’architecture sur la place du village. Ces bonnes intentions masquent pour autant une défiance de plus en plus croissante et un irrespect profond du travail des architectes et de la place de l’architecture en France.

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PPP, encore un rapport et après…

Ce n’est pas la première fois que j’écris sur les fumeux Partenariats Publics-Privés (PPP), vous pouvez d’ailleurs relire mes articles , ou encore là. J’y dénonçais l’ensemble des dérives inhérentes à ce type de contrat. Si les PPP déjà critiqués par la mission d’information sur la création architecturale présidée par le député de Paris Patrick Bloche, le rapport des sénateurs Hugues Portelli et Jean-Pierre Sueur dénonce encore un peu plus ces contrats en les qualifiant de « bombe à retardement ». Un rapport à charge, certes mais après que fait-on concrètement ?

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Abécédaire ironique de l’architecture 2 : le retour

L’an dernier sortait, le jour du Bal des architectes, le premier volume de l’Abécédaire ironique de l’architecture crée par la nébuleuse #teamarchi composée de la crème de la crème des twittos archi (phi_phou, Imen_C, jraoul, paul2pmaLili_Larchisdetails, ValerieHoareau, fabpons, meredithda, oliviertempora, demartinisguiom, degioanni et moi-même AbeilleArchi ). Cette année, on a recommencé avec pleins de nouveaux de nouvelles définitions. On a essayé d’être drôle. Parfois, ça l’est. Parfois moins.

En espérant que cela vous fasse passer l’été et n’hésitez pas à rajouter vos propres définitions en commentaires.

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L’indécente piscine Molitor.

« La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Dans son roman 1984, Georges Orwell invente la novlangue afin d’éliminer tout autre mode de pensée et idée hérétique. La communication ou plutôt le storytelling autour de la soi-disant réouverture de la piscine Molitor nous montre à quel point nous sommes entrés dans cette ère où la désinformation, la tromperie et la duperie font lois. « La destruction, c’est la restauration. Les riches, c’est le peuple. Le privé, c’est le public. » Tels pourraient être les slogans de cette indécente piscine Molitor.

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