50 réflexions sur “Moi

  1. Je suis assez content d’avoir été si bien aiguillé par google en tapant une ânerie tel que « il a chié dans le casque de l’architecte ». Au moins, j’aurais découvert votre blog.
    Merci !
    un compère

    (Désolé de commenter ici mais n’ayant de compte twitter, je ne savais pas où vous répondre.)

  2. Bonjour,

    J’aimerai réagir sur le texte « période d’essai, période décès. »

    J’ai été formé il y a 2 ans bientôt. Je peux dire que c’est vraiment difficile de commencer dans ce métier. Surtout pour un DE. Déçu par la violence dans le métier, par la formation et par le statut. Mais c’est un autre débat.

    J’ai uen expérience entre CDD et autoentrepreneur de 8 mois environs. J’ai eu l’occasion de faire une période d’essai chez un architecte lyonnais. Celui-ci expliquait les projets de manière conflictuelle, un peu à l’image d’une mère maquerelle qui explique le trottoir à une de ces filles… Bref. C’est une agence où j’allais remplacer le départ de deux filles ( une archi d’intérieur et une dessinatrice). Je rentre le mois de novembre 2012 et j’avais un CDD de 2 mois. Période qui devait conduire à un CDI. Les filles en question partaient à la fin du mois de décembre. Je l’ai su que lors de la prise de mes fonctions. Le cadre est planté.

    Le premier jour, j’essaye vraiment de comprendre les projets en questions. 1e mission; faire une maquette d’étude au 100e. je devais bosser sur un fond parcellaire qui n’était même pas à l’échelle. ( Avec du recule , je trouvais ça bien étrange de travailler sur une échelle si grande pour de l’esquisse.) Bien sur je n’avais pas de plan, ni le contexte du sol. Bref, c’était un peu charrette. Je devais attendre que les filles développent les plans. Entre temps, je l’ai vu expliqué le projet à la dessinatrice qui a fait de son mieux pour répondre avec efficacité. ( D’ailleurs, je me demande qu’est-ce que c’est que ce statut de DE ( bac +5) par rapport à celui de dessinateur (Bac+2,3), bref, encore un autre débat…).

    La journée d’après, en sachant qu’il avait RV à la fin de la journée pour présenter l’esquisse, il nous convoque; la Dessinatrice, qui s’appelle Céline et moi. Là , il nous engueule, mais d’une façon terriblement injuste.- Céline ne rétorque pas. Moi , encore moins. Parce que Mr. S. explique un projet en 10 minutes sur un papier calque sur laquelle il a travaillé toute la nuit. ( je me suis aperçu que celui-ci ne savait pas travailler sur un logiciel et qu’il était bordélique…) Il y avait une tension palpable entre les filles et Mr S. Surtout le matin.

    Ma période d’essai continuait avec le stress toujours présent. Une période qui doit durée 1 semaine. Le jeudi qui se profile sera difficile parce que j’ai répondu aux attaques, d’une manière déstabilisante pour moi. D’une telle façon, que je ne retrouvais pas mon latin. Ma requête: les plans du géomètre, pour bien commencer les choses et parce que j’en avais marre de me faire remonter les bretelles tous les matin depuis mardi. En plus, je n’avais pas forcement les acquis réglementaires sous la langues, je devais encore apprendre pas mal de choses ( Bac + 5 Qu’est-ce que c’est que ces études qui ne forment pas à la vie professionnelle?, c’est encore un autre débat) . Alors, je fais vraiment profile bas. Humainement , Mr S. est ce que je ne souhaite pas être entant qu’architecte. Dans les conversations avec les filles, j’ai su qu’en 1 an j’étais le 9e en période d’essai. Vendredi c’était pareil. Mais je me disais que je devais tenir, car j’en avais marre des emplois précaires de freelance et de longue période de chômage.

    Dimanche matin, ma copine me remonte le morale depuis samedi, en me disant que je dois prendre sur moi-même et fixer l’objectif d’accumuler de l’expérience. Vers 10h, je reçois le sms qui tue, en disant de ne pas me présenter lundi et que le comptable allait m’envoyer la paperasse.. Ca m’a cassé. Je me suis senti comme une vrai sous merde. A telle point que je ne souhaitai plus avoir à faire avec lui. je ne méritais pas ça. Même si je savais que je n’allais pas rester dans l’agence plus d’un an au grand maximum.

    Les mois passant, je fais un dossier pour obtenir le RSA. Humiliant pour moi, qui avant t’entamer mes études d’architecte, j’ai travaillé pendant 4-5 ans dans les corps d’État pour financer mes études en France, notamment carreleur et maçon. avec les témoignage que je lis un peu partout, je constate que c’est une vie précaire celle d’architecte et vraiment conflictuelle.

    Le mois de mars , je reçois ma déclaration d’imposition, et je découvre que Mr S avait déclaré la semaine travaillé sans jamais m’avoir envoyé de chèque. Alors je l’appelle, pour recevoir l’argent. Il me dit dans un premier temps qu’il a envoyé et qu’il allait faire le nécessaire. Après 1 mois :- rien, je le relance par mail et par téléphone , mais toujours rien. En Avril dernier, j’appelle à l’agence et je tombe sur une employée. je lui dis que si il ne me contacte pas, je vais voir les prud’homme. Elle me répond avec un ère d’avoir , elle aussi sa dose , qu’il était parti en vacances et qu’il rentrerai la semaine prochaine. le soir, je rentre tard d’une mission et je vois qu’il m’a appelé 18 fois, le bougre. (en remettant par intermittence ma bonne fois). On prend rendez vous et je me présente. Je signe la paperasse et il me dit d’encaisser les chèques en deux fois ( une somme de 395 euros ), une fois le 22 mai dernier et une autre le 1 juin prochain. J’ai accepté, car ma seule envie était de lui coller ma main sur la gueule et de finir ce pseudo rendez vous le plus vite possible.

    Conclusion, une mauvaise expérience qui m’ouvre les yeux de ce que peut être ce monde d’architecte. C’est à dire, nombriliste, à l’image de l’ordre, aucune solidarité. On peut y distinguer deux mondes: le papier glacé et la dure réalité de la précarité humaine et économique.

    CM

    • Je te confirme que tout ce que tu as vécu n’est pas un cas isolé, mais la règle. Autour de moi et parmis mes collègues, il n.y en a pas qui ne s’est pas fait humilier ou crier dessus injustement en agence. C’est un monde violent. Ma dernière expérience en date, une charette monstre où je me suis faite pratiquement agresser physiquement par la patronne pq elle n’avait pas dormi et avait besoin de se défouler. Malgré le temps et ma santé donnés a lui faire ses projets, je n’ai sentie aucune gratitude, bien au contraire, une haine etrange et injustifiée. Bref, les gratteurs ne sont ni assez bien payés, ni respectés, alors que bcp de ces patrons hargneux ne savent meme pas bouger une souris….

      • J’ai honte d’être architecte DE. C’est vraiment un statut de miséreux. Où tu n’es pas compétitif à la sortie des ENSA, où tu dois t’adapter à une agence avant d’y entrée (Logiciel sans formation!!!). ça use d’être dans un monde ou ceux qui sont bien placés te font passer par le feu. Où il n’y a pas la culture de travail d’équipe, ni de transmission de savoir. C’est quoi ce métier?

    • Bonjour ton commentaire date, mais peut on savoir chez qui? juste pour blacklister cette agence dans ma recherche d’emploi….

      • Salut Camille.

        Cherche ailleurs, sur Paris ou à l’étranger. A Lyon, il n’y a plus rien. Sinon, fait comme 40 % de ma promo 2011, fait autre chose. Le mec c’est Santoro P. à Lyon-Vaise.

      • Claude, je viens de découvrir ton texte qui date un peu. Je suis archi salarié sur Lyon et en lisant je reconnaissait l’agence dont tu parles sans que tu aie besoin de la nommer. Je connais qq qui y est passé un peu avant toi. C’est clairement une des 3-4 agences à éviter sur Lyon et t’as vraiment pas eu de bol de tomber dessus juste après ta sortie de l’école. J’espère que ça se passe mieux aujourd’hui.

      • @xenomorphe. Salut, quelles sont les autres agences à éviter ? si tu veux la discrétion cherche sur face de bouk de l’abeille et tu trouveras mes commentaires surtout sur son article qui parle de ensa paris belleville du 23/02/2015.

  3. un vrai monde de petites putes, je suis bien content de l’avoir quitté, tous ces bobos de merde qui se la pètent grave et pondent des grosses merdes

    • Si vous voulez je vous lâche tout, le nom de l’archi, Mr Santoro, mon nom: Claudio Mariano. Je n’ai aucun problème avec ça.

      • Ton cas n’est décidément pas isolé. J’ajouterais le chantage dans ma propre expérience (salaire inférieur au minimum syndical mais avec une prime qu’on te donne à la fin de l’année si t’es sage, alors forcément tu encaisses les très très grosses charrettes, sans récup’ et sans heures sup’, toute l’année, et les colères injustifiées du patron sans moufter, tu courbes l’échine…et si un jour tu t’en vas, en burn out, ben on te paies pas ce qu’on te doit…).
        J’ai fait de longues études, et j’ai découvert un milieu professionnel où il n’y a aucune notion de confraternité entre les architectes installés et ceux qui commencent leur carrière en salarié ou freelance. L’un exploite l’autre.
        Mais je suis sûre qu’il y a de bonnes agences aussi. Et comme tu lâches un nom, tu me donnes une idée : et si on la faisait, la blacklist des agences où ne surtout pas mettre les pieds? Un peu d’entraide, ça ferait pas de mal🙂 Qu’en pensez-vous?
        (PS: je découvre le blog, super, continuez, merci!)

  4. Je pense que c’est une très bonne idée. Une autres serai de crée un syndicat pour les Architectes DE. En effet, il y a un vide juridique en terme de statut et bien sur de salaire. Je pense sincèrement que nous sommes les dindons de la farce.

    Il y a aussi de très bons archis, comme par exemple A.Barthélémy Architecte ou bien Plan B à Lyon. Mais, ce Santoro c’est une personne a évité.

    A bientôt!

  5. Des connards, y’en a partout, mais pitié, y’a pas que ça. Mes DE sont mieux payés que moi, et j’ai beau être quasiment en faillite depuis 1 an, j’ai préservé et je continue de préserver mes salariés, quitte à m’endetter personnellement auprès de l’URSSAF, de la TVA, de la retraite etc…

  6. … et j’ai jamais gueulé sur personne… même quand on m’a prévenu que le demande EDF avait pas été envoyée, et ce à 2 semaines de la réception…

    • Je comprends que c’est la crise. Steph, je suis sûr que vous êtes quelqu’un de bien! Gueulé sur quelqu’un c’est pas la fin du monde, si c’est justifié. Maintenant, je ne connais pas les raisons exacte de tes difficultés, mais je peux voir que la solidarité entre archi est nul, n’existe pas. Il n’y a pas d’ordre dans l’ordre des archis. on n’a personne pour nous unifier. Notre profession est gérée par le ministère le plus pauvre. Le ministère qui en a rien à faire des soucis des architectes. Les raisons de tout ça? Employé un architecte en France, c’est une tare pour la plus part des partenaires. Au début on commence par l’école où le culte de l’égoïsme y est inculqué a chaque projet. Après, il y a le seuil des 170m². une bêtise et un chiffre qui montre qu’a un moment de l’histoire les archis avait un lobby. ( je serai plus pour rendre la vrai fonction de l’architecte. par exemple: Tout projet visible depuis l’espace public doit être accompagné par un architecte agrée…) La rémunération, a quand un tableau qui fixe les prestations minimum? comme les médecins, les avocats… Vous qui avez des employés vous ne pouvez être compétitif devant un autre confrère qui prends 5%. (lui n’a pas a payé l’urssaf). Pour en revenir au sujet, j’ai cité deux architectes avec qui ça se passe très bien! Ils m’ont déjà engueulé, pour des oublies , mais ça c’est normal…

  7. Nouvellement arrivée sur ce blog très bien écrit, je souhaite aussi passer un coup de gueule.

    Toute nouvelle DE dans le monde de l’architecture Française, je suis en pleine recherche de HMO, et après plus de 100 CVs envoyés entre Vienne et Chalon sur Saône, …. rien! Pas de travail! Mais là n’est pas le problème.

    Le problème c’est le manque totale de considération des agences pour les demandeurs d’emploi. Sur un total de 115 cv (mail et courrier, je fais les choses bien), seulement une petite quarantaine d’agences ont daigné me donner une réponse (plus ou moins rapide).

    Alors quoi ça leur foulerait l’index de cliquer pour envoyer un mail type, pour nous dire « désolée pas de postes, merci de votre intérêt »? Mais je crois que le pire c’est que quand on prend le temps de les appeler pour savoir si ils ont bien reçu mon dossier, j’ai eu souvent pour toute réponses : « Oh ba si on vous a pas rappelé c’est qu’on est pas intéressés! ».

    Merci la France, moi je crois que je vais repartir à l’étranger…..Où les gens ont bien plus de considération.

    • C’est la crise à l’étranger, n’allez pas croire. l’Australie, le Canada sont des belles destinations. Il y a une migration d’architecte du sud de l’Europe, Espagnole, Italien, Portugais; En ttous cas, l’europe est foutue.

  8. Bonjour à tous,

    tout d’abord, je vous souhaite à tous une excellente année 2014.
    En cette nouvelle année donc, j’ai pour projet de concrétiser une ancienne réflexion qui est de devenir architecte. J’ai à la base un diplôme d’ingénieur en informatique (complétée par une formation en management) et suis actuellement en poste en tant que chef de projet depuis 3 ans maintenant.
    je me suis renseigné sur les possibilités de reconversion dans l’école d’architecture la plus proche de chez moi (l’ENSAM Marseille) et grâce aux passerelles possibles, cela pourrait se faire en 3 années (la 3eme année de licence + les deux années de master). La sélection dans mon cas se ferait sur dossier + entretien. Si tout se passe bien, à l’obtention du diplôme j’aurais 30 ans.
    Bref, j’ai lu tous vos commentaires et j’ai pu apprendre beaucoup sur le monde du travail des architectes (qui a l’air beaucoup plus violent que ce que j’ai pu connaitre dans mon expérience). Je dois vous avouer que je suis assez surpris par la description que vous en faites et cela ne me rassure pas trop dans la démarche que je suis en train d’effectuer.
    Si j’ai bien compris, un jeune diplômé d’architecture, à la sortie de l’école n’a que deux possibilités : freelance ou agence. Vous décrivez ces deux situations comme précaires, soit par le manque de projets (ou la difficulté d’en obtenir un), soit par l’environnement « violent » des agences. Selon vous, aujourd’hui, l’architecture est une vois bouchée où il est très difficile de s’en sortir?
    quelles sont pour vous les pièges à éviter ? avez-vous des conseils à donner, des recommandations, pour un « futur » étudiant ?
    Je vous remercie par avance pour votre retour.
    Vous souhaitant une bonne soirée

    Cordialement

    Vincent

  9. Vincent Bonjour,

    Je t’avoue que c’est un secteur en perte de vitesse. Les écoles d’architectures nous forment culturellement. Les élèves deviennent des passionnés, mais pas comme professionnel accomplie. En effet, il y a un choque thermique dans la transition ENSA – Monde professionnel. En terme de salaire, en début de carrière, c’est 1400 euros net à Lyon ( j’ai déjà touché 1200 Euros net). Pour un Architecte DE ( qui a un statu de dessinateur). En gros ,c’est une profession très mal organisée dans son ensemble. Pas de tableau de rémunération minimum. Des Architectes HMONP qui galèrent autant que les DE. Il n’y a pas de solidarité comme ont peu le voir chez les médecins, ingé civil ou les avocats. Un monde de pistonné? ( Sur le site de l’ordre tu peux voir défiler des oeuvres qui n appartiennent pas à des Archis inscrits.)

    Le BTP est un secteur qui prend de plein fouet les crises. Surtout les crises financières. En ce moment, la profession est plus ou moins protégée par le seuil de 170m2. L Europe veut la peau de cette loi en estimant que c’est un monopole. Donc, on doit s’attendre à encore plus d’architecte ( DPLG ou HMONP cette fois-ci) dans la précarité. HmoNP est une abération qui plonge les Architectes DE dans la précarité, car elle oblige les agences a formée les candidats sans compensations. De plus, elle renvoie des Arch. DE a un statu qui n existe pas, voir à celui de dessinateur ( Bac +2-3), l’ordre ce dédoinne complétement des ADE. Il y a aussi un conflit d’interet. formation de futur concurrent? De plus, cela crèe une rivalité mal saine entre DE et DPLG/HMONP…

    Beaucoups de mes amis qui sont DE font clairment autres choses ( Serveur, Programation de site internet, graphistes…). Moi, Je reste un passionné qui cherche un CDD HMONP…

    Pour ton age, il y a qu’en France que cela pose problème. « La reconvertion » connait pas et pourtant c’est une piste a suivre contre le chomage.

    Bon courage.

  10. Bonjour à tou(te)s , c ‘ est drôle ce que je lis et comprends dans vos commentaires ….
    Je précise quand même , je suis le géniteur d ‘ une élève en master dans une école d ‘ architecture quelque part en France et accessoirement candidat sur une liste d ‘ opposition dans ma ville où l ‘ architecture et l ‘ urbanisme sont des mots qui ne font pas partie du langage courant des décideurs actuels , par contre le promoteur qui vous pourrit le paysage en moins de temps qu ‘ il ne faut pour le dire a de grandes chances de faire un bon plan  » ça rapporte  » ici … avis aux candidats !!
    Alors vite fait , je n ‘ ignore pas que la profession est difficile et son image perçue par la majorité des gens très hétéroclite , partagée entre le  » stars système  » , les grands programmes et le quotidien du plus grand nombre qui rame , rame , rame …..
    Je prends beaucoup de plaisir à fréquenter les JPO des écoles , discuter avec les élèves qui présentent leurs travaux , échanger avec eux ….
    Je me pose la question de savoir comment votre profession se fait connaître et contribue à valoriser son image auprès des maires dont une grande partie ignore tout du rôle que vous pourriez jouer à leur coté dans une vraie relation d ‘ échange et de partage sur des projets d ‘ aménagement .
    Il y a là un réel fossé dont il faudrait analyser les origines pour trouver toutes les possibilités et solutions vous permettant d ‘ être visibles et attractifs en démystifiant les quelques  » marqueurs fantasmés par le plus grand nombre  » qui occultent les nécessités de votre profession .
    Vous parlez également du fonctionnement de certaines boîtes dans lesquelles le stress , la compétition et le n ‘ importe quoi sont les marqueurs d ‘ une bien triste réalité … je vous proposerais bien de penser plutôt un format collaboratif de société , la SCOP , qui à mon sens présente de nombreux avantages mais que je vous laisse découvrir de votre coté pour ceux que ça interroge .

    Au plaisir de suivre plus tard cette conversation  » déportée  » … JLuc

    • Pour avoir été salariée d’une SCOP d’architecture en tant que dessinatrice (avec mon diplôme ADE en poche) sachez que, certes, il s’agit d’une belle utopie mais que malheureusement, ce statut de coopérative ne garantit en rien le respect du droit du travail et encore moins le respect de l’humain…

  11. Bonjour à tous
    L’exploitation des architectes n’est pas anecdotique. Si dans certaines agences employeur et employés collaborent naturellement au service d’un projet, dans d’autres cabinets d’architecture les archi ne sont que des petites mains oppressées par leur hiérarchie. Dans un monde sans pitié la solidarité se fait rare. C’est du chacun pour soi !
    Ca serait dans l’ interêt de l’employeur à prendre en compte les conditions de de travail de leurs employés. Les salariés quand à eux devraient se faire entendre. Des syndicats de salariés dans l’architecture sont presents comme SNATPAU siègeant à la Commission Paritaire ( voir Convention collective). Des solutions existent.. Et certaines agences sont pourvues de représentants du personnel même à Lyon.

  12. Claude, j’ai passe 2013 a chercher du travail en agence en Australie, ce n’est pas rose la bas non plus! Le marche de la construction est en ralentissement las bas aussi.

    • Je veux bien te croire. J’ai l’impression que ça s’aggrave en France. Je continue à ne pas comprendre pourquoi les ENSA forment autant. + 2000 ADE chaque année.

  13. Bonjour, j’ai lu une partie de ces commentaires et c’est effrayant ! Je comprends bien ces messages pour avoir vécu aussi une expérience en agence assez déplorable mais je conseillerais aux jeunes de quitter dès qu’ils sentent que ce n’est pas correct puis de vraiment croire en notre profession. C’est un très belle profession et il faut continuer à se battre et y croire !
    http://www.dune-architecture.be

  14. Bonjour,
    J’ai regardé sur société.com la situation financière de ce fameux Mr Santoro dont on parle un peu plus haut. Celui doit être dans une situation financière délicate puisqu’il n’a pas publié ces comptes. Ceux qui n’ont pas vécu d’expériences douloureuses en agence ne doivent pas être nombreux. La dernière agence pour qui j’ai travaillé m’a embauché en tant que auto-entrepreneur car on est « en situation de crise ». Les bénéfices de l’agence ont pourtant été multipliés par 1,5 au cours de l’année.

  15. Je ne sais pas ce que ce Mr Santoro devient. Entant qu’autoentrepreneur, c’est aussi la misère(précarité) et en veux-tu en voilà des signatures de complaisance ou reprendre un projet pour son compte. C’est n’importe quoi…

  16. Bonjour,

    Je suis DPLG depuis 2005, mais si je n’avais pas trainée à passer mon TPFE je l’aurais été depuis 96! Ce que je lis là-haut est exactement ce que j’ai vécu à la fin de mes études en 96. Rien n’a changé, sur la violence morale dans le monde de l’architecture, sur les patrons névrosés, sur la formation longue, non professionnalisante, sur les archis qui embauchent des archis et qui ne leur font faire que du dessin et jamais de conception et j’en passe….
    Aujourd’hui, je suis à mon compte, car marre de tout ça et on se rend vite compte que de ce côté là de la barrière ce n’est pas beaucoup mieux. C’est différents, les violences morales ne sont pas les mêmes, (car on n’a pas de patron), mais il y en a quand-même, beaucoup, à pourrir la vie. Du genre par exemple, un maître d’ouvrage public qui a obligation légale de payer les factures à un mois de sa réception, qui mets plus de 2 mois à les payer, et pendant ce temps, le banquier vous appelle tous les jours pour vous demander comment vous comptez combler et votre découvert. Vous appelez votre maître de l’ouvrage pour lui poser la question, mais à 16h30, il n’y a plus personne… et il n’y a pas que le banquier qui appelle, il y a aussi le RSI et l’urssaf qui envoient des mises en demeures, la Cipav qui elle, envoi direct l’huissier sans s’encombrer de courriers préalables ni de mises en demeure, et j’en passe encore une fois. En gros, vie de m…. aussi. Parfois, je regarde voler les mouches à me demander quand je vais pouvoir rentrer une affaire, et parfois, il m’en tombe 5 dessus, en même temps, et j’aurais bien besoin de quelqu’un pour m’aider à les gérer, mais impossible d’embaucher; pas les moyens, et pas de visibilité à long terme pour s’engager vis à vis d’un salarié et lui garantir un salaire régulier tous les mois. En 2013, j’ai eu un grave ennui de santé qui m’a valu 2 mois d’arrêt de travail. Ce furent 2 mois sans revenus, car il n’y a pas d’indemnités journalières pour les architectes libéraux, sauf s’ils ont pris en amont une assurance privée qui coûte chère, ce qui était mon cas d’ailleurs, mais elle n’a pas fonctionné, car c’est une maladie que j’avais déjà eu dans le passé avant de contracter cette assurance. Bref! ce qui m’a rendu malade pendant cette période, c’est de me dire que si j’étais restée salariée, j’aurais eu mon salaire tous les mois, même clouée au lit, et j’aurais eu aussi mes 5 semaines de congés payés dans l’année, que je ne peux plus prendre depuis que je suis à mon compte. Marre du libéral, marre de cette violence, marre de ce manque de reconnaissance de la société, mais si je devais revenir au salariat, ce que j’ai envisagé un temps, jamais ce ne sera dans une agence d’archi, parce que j’ai déjà donné, parce que je connais, parce que j’ai vécu tout ce que vous décrivez là-haut et que je ne veux pas y revenir. Peut-être changer de branche, ou de pays? En tous cas, aujourd’hui quand j’ai besoin de me faire aider dans mon travail, je sous-traite une partie à des consœurs libérales qui sont dans la même situation de moi, et qui, elles aussi me sous-traitent du travail quand elles sont en haut de la vague et moi au creux. Concernant la conception, j’ai longtemps été frustrée lorsque j’étais salariée d’architecte de n’avoir jamais de conception à faire, aujourd’hui que je suis en libéral, je me rends compte qu’on passe à peu près 2% de notre temps à faire de la conception, et il se trouve que c’est l’essence même de notre métier, la partie agréable, gratifiante, celle pour laquelle on avale toutes ces couleuvres, les uns et les autres, et celle qui redonne le moral, alors c’est sûr, quand j’ai un peu de conception à faire, je me la garde, je ne la laisse faire ni à un salarié, ni à un sous-traitant (d’ailleurs c’est interdit), ni à qui que ce soit d’autre.
    Et pourtant, je ne regrette rien, j’aime mon métier. C’est juste un métier très difficile, qu’il faut beaucoup d’années pour l’appréhender et savoir gérer ses difficultés, et ceux qui arrivent à l’exercer aujourd’hui, qu’ils soient salariés ou libéraux ont beaucoup de mérite, il n’empêche qu’on est tous d’accord sur le fait qu’il y a beaucoup de dysfonctionnements autour de l’exercice de notre métier et qu’il faudrait revoir les choses dans leurs globalité, avec nos confrères, avec nos clients, avec nos politiques, il n’est pas normal d’endosser tant de responsabilités et d’être si peu rémunérés, si peu reconnu, si peu connu, et quand je dis « si peux connu », je ne parle parle pas d’égo ni de célébrité individuelle, je parle de la connaissance du métier d’architecte, parfois j’ai l’impression qu’il n’y a que les architectes qui savent à quoi sert l’architecture…. Nous sommes isolés.

  17. Nada, je te comprends totalement. La vie d’architecte n’est vraiment pas facile , entant que libéral ou même entant que salarié. Si tu as vraiment la chance de tomber sur des bons architectes, ce qui fut mon cas chez Barthélémy Archi. Mais n’ayant aucune visibilité, il n’a pas pu me prendre, lui et moi on n’avait bien les boules, parce qu’il avait la sagesse de m’expliquer, mais aussi de me laisser faire. Au file du temps des mécanismes se sont installés.
    Pour la cohérence de notre profession, on doit remettre en cause énormément de chose.L’Ordre en est un peu responsable, je pense. Mais aussi les écoles et cette culture de concours. Je ne suis pas HMONP (dplg). Je t’assure qu’on doit vraiment sentir une cohésion, mettre des chose en place. Des sujets pragmatiques comme:

    – un barème d’honoraire
    – la lutte contre le travail spéculatif
    – intégrer les ADE ( moi) à l’Ordre. ( reconnaître ce statut, par la reconnaissance de certains travaux!)
    – Négocier une couverture maladie/retraite efficace et accessible ( le nombre fait la force)
    – Remplacement lors des congés maladie, maternité ( s’appuyer sur un réseau territorial entre nous), à l’image des kinés, docteurs…
    – Libérer certaine obligation de l’architecte quand le projet est inférieur au seuil pour proposer des prestations. Des prestations qui pourrons nous permettre d’être concurrentiel et compétitif.( pouvoir être architecte constructeur, architecte/promoteur, architecte/géomètre, économiste… pour réduire la facture du client, et faire du management)
    – création d’un bureau de communication actif, vivant et territorial
    – les écoles d’architecture tourner vers des enjeux plus pragmatiques envers la population et moins vers l’égocentrisme des profs…

    ……… et beaucoup d’autre chose!

  18. Cher « moi » si vous manquez d’idées pour de prochains articles, pensez à suggérer à tous nos confrères de faire des PRO en bonne et due forme afin que le chantier qui est quand même l’aboutissement de notre métier (eh non pour ceux qui ne le savaient pas encore il ne suffit pas de faire de beaux projets en phase concours…) se passe au mieux !
    Eh oui j’ai le triste regret d’être architecte spécialisé en chantiers et quand on pense que c’est à cette phase que se joue la réputation des architectes je ne m’étonne plus du pourquoi nous sommes si décriés ! Entre des projets arrivés en phase chantier sans n’avoir jamais pris en compte les normes de sécurité incendie (les bureaux de contrôle n’étant pas forcément les personnes à pointer du doigt, c’est nous les concepteurs après tout, les détails des marchés impossible à mettre en oeuvre, les CCTP qui se contredisent les 1 les autres et qui ne correspondent même pas avec le projet (et pourtant vérifiés et validés par l’architecte) et le tout en nous demandant de rester dans le seuil de tolérance des plus-values!!
    Ah décidément c’est beau le métier d’architecte…

  19. Bonjour
    Architecte diplômé depuis 25 ans, je suis à mon compte depuis 19 ans (un peu forcé car je ne trouvais pas de travail) je fais de la sous-traitance pour d’autres confrères en parallèle de mes propres projets.
    J’ai rencontré des architectes très sympathiques avec qui je travaille depuis presque 20 ans et d’autres peu recommandables . Certains ont oubliés de me payer en fin de mission et lorsque je me suis adressé à l’Ordre il m’a été répondu que les sommes dues n’étaient pas suffisantes pour qu’ils s’occupent de l’affaire !!! C’était peut-être des sommes ridicules pour eux mais c’est un problème d’échelle pour moi ce n’était pas le cas. Sans oublier que ce confrère m’avait choqué lorsque sur un point de réglementation lui ayant fait la remarque que le plan ne le respectait pas il m’avait répondu que l’on attendrait la réponse du bureau de contrôle et en me disant quelques jours après que effectivement j’avais raison. Mais ce cher confrère se prenait pour un artiste et ne voulait pas s’abaisser à mettre en oeuvre des établissements répondant à la législation. Après on s’étonne de l’obligation de faire appel à un bureau de contrôle pour le moindre petit projet (bureau de contrôle qui pompe une bonne partie des honoraires).
    Actuellement je suis en conflit avec l’ordre pour des problème de paiement de cotisation, ils semblent avoir oublié le peu d’aide qu’ils nous apportent. Déjà je ne comprend pas qu’un architecte modeste qui ne cherche qu’à faire son métier correctement et honnêtement sans en tirer une richesse autre que la satisfaction d’avoir répondu aux désirs de ses clients paye la même cotisation qu’un confrère qui fait tourner une usine. Il faudrait revenir à la cotisation proportionnelle. Peut-être que si elle était à 1% des bénéfice de l’architecte, l’ordre s’inquiéterait un peu plus du niveau de vie de ses cotisants.

    Pourtant, et pour conclure, je ne me sens pas prêt à quitter ce métier car il est passionnant et notamment extrêmement diversifié que ce soit pas ces différentes activités ou par les rencontres humaines.

    Bon courage.

  20. Est-ce que quelqu’un pourrait me transmettre ce document ? Manifeste pour un cadre de vie démocratique et la suppression de l’Ordre des architectes, document datant du 10 mai 1976, avec la liste des signataires.

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