[EXCLUSIF] : les résultats des Parpaings d’or de l’architecture 2014.

Avec 25000 pages vues pour l’édition 2014, l’édition des parpaings de l’architecture 2014 fait un peu moins bien que les précédentes années. Cependant, le nombre de votes a explosé avec près de 35000 votes pour 18 questions, soit un peu moins de 2000 votes par questions. Ces chiffres nous renseignent : cette édition a été moins relayé par les médias grands publics et a donc concentré son intérêt pour les (seuls) architectes -dans toutes ses dimensions- avec un ratio plus importants nombres de votes/pages vues. La conclusion est donc simple, les parpaings d’or de l’architecture intéressent beaucoup plus que les architectes que les gens, ils perdent ainsi l’intérêt qu’ils avaient, c’est-à-dire : décloisonner une profession qui a tendance à rester dans l’entre-soi, à se regarder le nombril et ne pas regarder ailleurs pour ne pas que l’autre regarde chez nous et évidemment rire de nous. L’autodérision et l’humour étant le corollaire nécessaire à toutes remises en questions. Mais ne boudons ces chiffres, cette édition fût malgré tout une réussite, même si cette année, il n’y aura pas de cérémonie faute de temps, d’argent et d’aide.

Par ailleurs, même si je n’exclus pas d’ici quelques années de refaire des Parpaings d’or, la périodicité annuelle ne semble pas être très opportune ; il n’y en aura donc pas l’an prochain. Cependant, rien ne vous interdit de vous marrer en voyant les heureux lauréats de cette année.

Lire la suite

Mon intervention au débat AK 10. French Touch : Clap de fin.

Jeudi dernier, j’ai été invité par Gaëlle Hamonic à intervenir au débat AK 10 dont le thème était French Touch : Clap de fin. Étaient aussi invités Antoine Béal (Béal & Blanckaert architectes), Bernard Bühler (Bernard Bühler architectes), Jean-Patrice Calori (CAB architectes), Nicola Delon (Encore heureux architectes et collectif), Christine Desmoulins (journaliste), Edouard François (Maison Edouard François), Jean-Philippe Hugron (journaliste), Rémy Marciano (agence Rémy Marciano) et Olivier Namias (journaliste d’a). L’objectif annoncé était 5 minutes de présentation et 1 heure de débat. La première partie  a été respectée, mais nous avons tous préféré faire la fête plutôt que de débattre. Petit regret.

Si je publies aujourd’hui, mon intervention, c’est qu’à plusieurs reprises, des architectes et des étudiants en architecture m’ont demandé de la faire. Donc, voici mon texte.

Lire la suite

Les parpaings d’or de l’architecture 2014

Après les « Gérard de l’architecture » en décembre 2012, puis « Les parpaings d’or des architectes » en décembre 2013 suivis d’une cérémonie sur la péniche Louise Catherine de Le Corbusier, je suis heureux de vous présenter « Les parpaings d’or de l’architecture 2014 », avec son lot de questions bêtes et méchantes (mais trop) sur l’architecture, les architectes et leur petit monde.

Je ne sais pas encore s’il y aura une cérémonie cette année, car il faut de nouveau trouver une salle, des parpaings… Les sponsors potentiels peuvent m’écrire à  labeilleetlarchitecte [at] gmail.com 

Je ne vous fais pas attendre plus longtemps, et comme l’an dernier : bon vote et que vive l’architecture, les architectes et leur sens de l’humour.

Lire la suite

De la légitimité du blog et de la critique en architecture.

Ce n’est pas pour me vanter, mais le blog est de plus en plus lu. Plus de 22000 visiteurs uniques par mois, plus de 60000 pages vues, 2500 followers sur Twitter, et presque 5500 fans sur la page Facebook. Cumulé depuis la création du blog, le nombre de pages vues est proche de 1,5 millions. Le blog est repris dans de nombreux articles que ce soit dans la presse spécialisée (Le Moniteur, la Tribune de l’art, journaux étudiants…) ou dans la presse généraliste (Le Monde, Libération, l’Obs…) et les demandes d’interviews affluent de plus en plus. Par ailleurs, les architectes souhaitant faire passer un message savent que le publier sur le blog leur apportera une plus grande audience. À ce beau panégyrique, il y a évidemment une face noire : les Haters.

Lire la suite

Tour Triangle : ni pour, ni contre

Le débat sur la construction de la Tour Triangle porte de Versailles a été relancé récemment par la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui se dit déterminée à ce que le projet aboutisse. Soutenue par des architectes (Anne Demians, Francis Soler, Dominique Perrault, Edouard François, Eric Lapierre, Julien Rousseau, Jean Bocabeille) qui ont lancé une pétition pour la Tour Triangle, Anne Hidalgo est face à de nombreux opposants (l’opposition UMP, EELV, le PCF, collectif anti-tour, association de patrimoine…). Courageusement, j’ai décidé de prendre position : je ne suis ni pour ni contre.

Lire la suite

Edouard François à Venise : la Shoah et les WC.

Edouard François n’est pas rancunier, malgré le fait d’avoir été pendu sur ce blog, il a souhaité publié sur ce même blog un texte sur la Biennale de Venise. Après son interview croisée avec Christian de Portzamparc publié dans d’A et intitulée  » Controverse à Venise. Modernité : passée ou présente ? « , Edouard François en remet une couche dans un texte polémique et assez virulent contre le commissaire de la Biennale Rem Koolhaas. Si, je ne partage pas l’avis d’Edouard François, je suis ravi qu’il publie son texte ici, cela participe une nouvelle fois à l’ouverture de ce blog comme plateforme collaborative où les architectes souhaitant s’exprimer trouvent un refuge le temps d’un moment, d’une actualité, d’une polémique.


Lire la suite

Faut-il pendre Odile Decq ?

Reconnaissons-le, Odile Decq, c’est l’architecte dont tu te souviens plus du look que de l’architecture. En même temps, j’ai envie de dire que c’est bien fait pour elle. En 1986, dans un portrait diffusé sur France 3 Régions, elle déclarait le plus sérieusement du monde :  « Le problème n’est pas seulement de savoir travailler et d’être un bon architecte, faut aussi le faire savoir. Donc, c’est à la fois, la présentation de ses projets, le look de ses projets mais c’est aussi son look personnel. En tant qu’architecte, je suis un créateur, bah je le suis aussi sur moi. Je ne m’imagine pas en costume trois-pièces rayé alors que je suis un architecte. » A l’instar des starchitectes épinglés dans la collection Faut-il pendre, la carrière d’Odile Decq repose sur la communication, mais à la différence des trois autres (Jean NouvelEdouard FrançoisRudy Ricciotti) c’est sur son image personnelle et sa qualité de femme-architecte que tout repose. Il suffit de regarder la recherche « Odile Decq » dans Google Image (ci-dessous) pour le comprendre.

Lire la suite