Régis Debray : « êtes vous démocrate ou républicain ? »

Alors même que l’ensemble de la classe politique et le peuple que l’on a vu défiler hier se réclament de la République, j’ai décidé de retranscrire ce long article de Régis Debray publié dans le Nouvel observateur du 30 novembre 1989 suite à la première affaire de voile. Il repose les bases de ce qu’est la République et nous permet de réfléchir fondamentalement à ce que nous voulons pour la France de demain. Au lendemain de la plus grosse manifestation depuis la libération, il me semblait important de revenir au source même de l’Histoire nationale. Edgar Quinet écrivait : « C’est dans son principe qu’un parti politique se répare. C’est là qu’il prend des forces nouvelles. S’il s’en sépare, il se met à la discrétion de l’ennemi. » Retrouvons les principes républicains et réparons la France.

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Architecture et tatouages

Lors de la cérémonie des parpaings d’or, Philippe Trétiack a remis à l’agence des Clics et Calques celui de l’architecte qui a trouvé un nom super chouette, décalé, branché pour son agence quand il avait 25 ans mais qui n’a pas pensé à quand il aurait 55 ans face à un maître d’ouvrage qui ne trouve plus ça très drôle. Il déclarait alors que « les nombreux tatoués dans la salle peuvent comprendre de quoi je vais parler parce qu’évidemment c’est très bien de se faire tatouer à Suzette quand on a 20 ans et ACDC quand on a 22 mais à 58… ». Cela m’a rappelé un échange que j’avais eu sur Twitter sur le sujet. Moi-même n’étant pas tatoué, j’ai cherché en savoir plus et qu’ai-je découvert…

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Leonarda : la gauche et la double pensée.

Comment ne pas marcher sur des œufs quand nous parlons politique migratoire et reconduite à la frontière ? A gauche, la question est particulièrement sensible et fait souvent perdre la raison à nombres de responsables et militants politiques. Débattre sereinement s’avère impossible comme si la simple évocation de ce thème faisait le lit du Front national. Alors quand il s’agit d’une jeune kosovare de 15 ans prénommée Leonarda, brillante scolairement qui est expulsée dans son pays d’origine, plus rien ne semble rester dans le domaine du sensé : de l’évocation de rafle (les heures les plus sombres…) au fascisme de Valls, rien ne nous est épargné. Si les conditions de cette expulsion sont bien évidemment critiquables et que toute la lumière doit être faite sur cette situation, il est intéressant de l’analyser par le prisme orwello-michéiste de la double pensée.

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Indivisibilité et bons sentiments : le droit de vote des étrangers

Alors que le Front National atteignait 46,24% des voix au second tour de l’élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot dimanche dernier, qu’ Esther Benbassa se sentait obligé d’organiser au Sénat une cérémonie «d’octroi symbolique» du droit de vote et d’éligibilité aux étrangers lundi dernier et que la gauche organisait hier une «soirée de débat festive en faveur du droit de vote pour tous les étrangers aux élections locales», un ami, Jorge Morales (musicien, musicologue et enseignant à l’Université de Paris-Sorbonne) franco-mexicain récemment naturalisé a souhaité s’exprimer sur ce qu’il considère comme une aumône que lui-même n’aurait pas accepté. Il est évident que je souscris pleinement à ces propos.

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