Fioraso, Proust et les langues étrangères.

Ah, qu’ils étaient beaux les socialistes défendant, le verbe haut, La Princesse de Clèves.  Ah, qu’ils étaient courageux les socialistes qui allaient réformer la loi LRU. Ah, oui mais cela c’était avant. Avant que la ministre Fioraso vienne nous expliquer que « si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust…» et que sa loi ne soit surnommée « LRU2 », allusion à la loi sur l’autonomie des universités de Valérie Pécresse. Preuve s’il en était de la continuité avec le précédent gouvernement.

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