Faut-il pendre Odile Decq ?

Reconnaissons-le, Odile Decq, c’est l’architecte dont tu te souviens plus du look que de l’architecture. En même temps, j’ai envie de dire que c’est bien fait pour elle. En 1986, dans un portrait diffusé sur France 3 Régions, elle déclarait le plus sérieusement du monde :  « Le problème n’est pas seulement de savoir travailler et d’être un bon architecte, faut aussi le faire savoir. Donc, c’est à la fois, la présentation de ses projets, le look de ses projets mais c’est aussi son look personnel. En tant qu’architecte, je suis un créateur, bah je le suis aussi sur moi. Je ne m’imagine pas en costume trois-pièces rayé alors que je suis un architecte. » A l’instar des starchitectes épinglés dans la collection Faut-il pendre, la carrière d’Odile Decq repose sur la communication, mais à la différence des trois autres (Jean NouvelEdouard FrançoisRudy Ricciotti) c’est sur son image personnelle et sa qualité de femme-architecte que tout repose. Il suffit de regarder la recherche « Odile Decq » dans Google Image (ci-dessous) pour le comprendre.

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Ami, entends-tu le bruit sourd de l’architecte qu’on enchaîne…

Ayant un long passé de militant politique, je compte parmi les élus et responsables politiques beaucoup de proches et d’amis. Sur les réseaux sociaux (Facebook ou Twitter), je les vois se féliciter à longueur de temps de constructions dont ils sont les instigateurs, les maîtres d’ouvrage, les partenaires ou un peu moins de tout ça. A chaque fois ou presque, je me sens obligé de leur rappeler de citer l’équipe de maîtrise d’oeuvre et plus précisément le nom de l’architecte de l’opération. Peu d’entre eux me répondent car peu d’entre eux connaissent le nom du ou des concepteurs. Cette situation peu flatteuse ne fait que souligner un manque d’amour et de reconnaissance que la France a pour ses architectes.

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