Confluence : Odile Decq dit-elle toute la vérité ?

Après un long travail d’enquête, je publiais en mars dernier un billet durement intitulé  » Faut-il pendre Odile Decq ? «  Ce papier parlait notamment de l’école d’architecture Confluence qu’elle souhaitait créer à Lyon. Après m’être entretenu avec les services instructeurs de la ville de Lyon, avec certains responsables de la société du Grand Lyon, avec la SPL (aménageur de La Confluence) et avec la sous-direction de l’enseignement d’architecture au ministère de la Culture, je pensais aux dires de mes interlocuteurs que cette école n’était qu’une ébauche et qu’Odile Decq ne faisait cela que pour faire parler d’elle. L’ensemble des événements intervenus par la suite laisse à penser que beaucoup n’ont pas dit toute la vérité.

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De la marchandisation des études d’architecture.

Alors que la profession est au plus mal, jamais autant d’élèves post-bac n’ont souhaité s’inscrire dans les écoles d’architecture. Ainsi, le nombre de diplômés ne cesse d’augmenter et avec cela la précarisation de la profession, elle aussi, ne cesse de croître. C’est tout le paradoxe des études et du métier d’architecte depuis une quinzaine d’années (voir le rapport d’Olivier Chadoin et Thérèse Evette sur les statistiques de la profession architecte 1998-2007). L’accès aux études s’est complexifié et tend de plus en plus à la reproduction sociale et à la disparation totale d’enfants de classes populaires dans les écoles. Cette situation tendue a ouvert les appétits des petits marchands d’espoir. Passons les en revue.

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Faut-il pendre Odile Decq ?

Reconnaissons-le, Odile Decq, c’est l’architecte dont tu te souviens plus du look que de l’architecture. En même temps, j’ai envie de dire que c’est bien fait pour elle. En 1986, dans un portrait diffusé sur France 3 Régions, elle déclarait le plus sérieusement du monde :  « Le problème n’est pas seulement de savoir travailler et d’être un bon architecte, faut aussi le faire savoir. Donc, c’est à la fois, la présentation de ses projets, le look de ses projets mais c’est aussi son look personnel. En tant qu’architecte, je suis un créateur, bah je le suis aussi sur moi. Je ne m’imagine pas en costume trois-pièces rayé alors que je suis un architecte. » A l’instar des starchitectes épinglés dans la collection Faut-il pendre, la carrière d’Odile Decq repose sur la communication, mais à la différence des trois autres (Jean NouvelEdouard FrançoisRudy Ricciotti) c’est sur son image personnelle et sa qualité de femme-architecte que tout repose. Il suffit de regarder la recherche « Odile Decq » dans Google Image (ci-dessous) pour le comprendre.

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