Itinéraire d’un blasé de la politique.


En octobre 1999, j’arrive à Paris pour faire mes études d’architecture. Dès le mois de décembre, je soutiens les grèves étudiantes des écoles d’architecture, traîne mes guêtres à La Villette et me fais repérer par le directeur de mon école d’architecture, à Belleville qui me demande de monter une liste étudiante pour le Conseil d’administration, auquel je suis élu. Parallèlement, un ami me fait rentrer au Mouvement des Jeunes Socialiste (MJS) dans lequel, je prends rapidement des responsabilités. Je suis aussi élu étudiant au ministère de la Culture et président du BDE de mon école. Tout ça en moins de deux ans. Je suis un vrai militant prêt à se lever tôt et se coucher tard pour tracter, organiser des réunions, convaincre…

En 2002, je fais à fond la campagne de Lionel Jospin quitte à laisser mes études de côté quelques semaines. Le résultat, tout le monde le connaît, m’attriste, mais renforce mon engagement. J’arrête mon militantisme à Paris et retourne sur mes terres d’Eure-et-Loir, je prends la tête des MJS, et deviens responsable du nouveau courant Nouveau Parti Socialiste (Montebourg-Peillon-Hamon) et je rentre dans les instances départementales du Parti Socialiste. En 2004, je suis même candidat aux cantonales d’Orgères-en-Beauce contre le président du conseil général. Après près de 2000 portes frappées et des dizaines de réunions, je perds avec les honneurs avec 18%. Le FN n’est alors dans ce canton qu’à 14% (il est aujourd’hui à plus de 35%). Je ne perds pas espoir, même si le congrès de 2005 du PS au Mans me calme. Les magouilles d’appareil et les petites guerres commencent déjà à me fatiguer. En 2006, je prends le secrétariat de section de Châteaudun, participe peu à la campagne de Ségolène Royal car mes études se terminant à Paris, j’ai de plus en plus de mal à venir militer en Eure-et-Loir. J’aide brièvement le candidat aux élections législatives de 2007, vote au congrès de Reims et finit par rendre mon tablier en 2009. Professionnellement installé à Paris, j’ai toujours gardé un oeil attentif sur le PS de loin en espérant fortement pour 2012.

Les primaires me charment et je me lance dans la bataille en soutenant, comme les copains de l’époque, Martine Aubry. Hollande gagne les primaires et j’ai envie de le faire gagner. Je m’active et fais sa campagne notamment sur les réseaux sociaux. Je retrouve le goût du militantisme, je retourne en section, je tracte. Je vais à des meetings et j’aime ça. Je suis rue de Solférino le soir de la victoire. Je ne me fais pas trop d’illusion sur François Hollande, je l’ai connu à la tête du PS, mais bon j’espère qu’il sera à la hauteur. J’y crois encore.

Cela fait trois ans maintenant qu’il est à la tête de l’État : 2 premiers ministres, 3 gouvernements, 3 défaites électorales et des renoncements qui s’accumulent. En tant que militant, je n’avais connu que la fin du gouvernement Jospin, et même si, sur nombres de points je n’étais pas en accord total avec lui, je pouvais d’une certaine manière être fier d’être de gauche. Mes copains m’appellent toujours « le socialiste », ça les fait marrer. Moi de moins en moins. Que retiendra-t-on de la présidence de François Hollande ? Le mariage pour tous…. et après ? Rien. Une réforme territoriale ? Tout le monde s’en fout. En revanche, à gauche, on se souviendra des 50 milliards d’économies et de baisse de cotisations sociales ? La pilule reste dure à avaler.

Personnellement, je n’ai pas de solutions toutes faites, de politique à proposer (sauf sur la laïcité) ou de choix d’untel ou untel en tant que ministre. Je ne suis pas un homme politique, je suis un modeste architecte qui a été longtemps un militant qui est désormais blasé, fatigué et déçu des politiques, même si la politique me passionne toujours autant. Je vais encore voter par conscience citoyenne, mais encore pour combien de temps ? De mon fier bulletin socialiste que je glissais dans l’urne, j’y vais désormais à reculons quand je ne vote pas blanc, mais demain irais-je encore voter ou m’abstiendrais-je comme 50% des Français ? Certains militants lorsque j’ose dire que j’hésite à voter, que je me questionne sur les choix politiques, que je doute sur la stratégie gouvernementale, m’expliquent que je fais le jeu du Front national et que de toute façon, c’est ça ou c’est la droite voire l’extrême droite qui arrivera au pouvoir. Comme sous Sarkozy, la machine « avec moi ou contre moi » est lancée. Je n’en veux et ne l’accepte pas. En 2011, François Hollande voulait réenchanter le rêve français, c’est raté, pire, il a cassé quelque chose en moi, une indicible petite douleur qui me rend plus triste qu’en colère. Je suis un dégoûté et comme disait Pierre Mauroy : « Quand les dégoûtés s’en vont, il ne reste plus que les dégoûtants ». Quel gâchis !

18 réflexions sur “Itinéraire d’un blasé de la politique.

  1. Triste histoire que je ne comprends, hélas !, que trop bien.
    Plus tristes encore sont les récits de ceux qui, partageant vos amers constats, choisissent des voies plus radicales et se tournent vers la Marine. Il est bien difficile alors de trouver les mots pour les convaincre que c’est une impasse quand soi-même on est atterré devant le pitoyable spectacle d’hier soir (j’ai essayé de le dire ici : https://cincivox.wordpress.com/2015/03/30/au-secours-ils-nont-rien-compris/).
    Et pourtant il faut chercher l’énergie de continuer à s’engager, à vivre activement sa citoyenneté, malgré l’écœurement.
    Cincinnatus

  2. Hello camarade. Je me reconnais en vous avec un quinzaine d’années en plus. C’est dur de croire, de se battre pour ses convictions, d’ offrir son temps, son énergie et son enthousiasme pour cette cuisine politicarde. Vous n’osez peut-être pas le dire mais le PS est vérolé de l’intérieur par sa clique énarchique qui n’a pour seul programme que la promotion de sa carrière. C’est tellement peu discret maintenant que peu des sympathisants de gauche sont dupes. Et si énamourée de son nombril, si obsédée par le culte du moi, cette clique croit encore qu’elle donne le change alors qu’elle ne fait que se couper chaque jour un peu plus du peuple et des citoyens. Autrefois, « intellectuel » et « de gauche », c’était presque un pléonasme. Que sont devenus ces intellectuels ? Où sont les idées nouvelles ? Dès qu’il en émerge un qui a le front de ne pas bêler avec le troupeau (Onfray par exemple), la clique lui fait vite un procès en sorcellerie. Leur principal crime : ne pas se prosterner devant la grandeur du Prince désigné.
    Vous finirez peut-être comme moi, un abstentionniste désabusé, passionné de politique, encore et toujours, si passionné qu’il n’a plus la force de servir la soupe à ces arrivistes. Pour le plaisir, je vous laisse cette citation (en mode approximatif, mon latin est un peu rouillé) de Platon : le pouvoir doit être confié à un homme reconnu pour l’ensemble de ses vertus et dont la première des qualités serait de na pas en vouloir »……Gageons que ça n’est malheureusement pas près d’arriver.
    Bien à vous

  3. Je ne suis pas socialiste, encore moins communiste, à part dans la parole du Christ et pourtant mon coeur penche à gauche ? ! Alors que faire ? … pour que cela change ? Mon expérience est cruelle, témoin de comment se fait la politique ! pendant les dernières municipales, trompé par un « ami » heureusement de 6 ans seulement, j’ai observé pour qui est faite la politique, et les intérêts particuliers qui vont avec.
    Je suis très pessimiste sur l’ avenir de notre démocratie, il faudrait que nombre de citoyens ouvrent grand leurs yeux, l’altruisme la règle, l’intérêt général la morale, hélas ! comme me le rappelle souvent un autre AMI « entre ceux qui attendent, ceux qui doivent et ceux qui espèrent, il ne reste pas grand monde » Nous en sommes là, alors certainement la droite reviendra au pouvoir ? Que l’on nous épargne au moins le petit …

  4. Je vous comprends tellement…..Ancien militant du PS ( tendance gauche du PS ) , je l’ai quitté en 2008 entre les 2 tours de l’élection du 1er secrétaire ( entre M Aubry et S Royal) dégoutté et convaincu que le PS ne changerait pas! En 2012, j’ai voté Hollande au 2eme tour mais sans conviction, ne me faisant aucune illusion sur le bonhomme ! Il est en train de détruire la gauche en France , comme prévu par certains ! Notre système est à bout de souffle, nous allons dans le mur et nos responsables politiques continuent tranquillement à le nier! Quand aux français, ils préféreront toujours l’extrême droite à la gauche radicale !
    Quelle misère…!

  5. Cette année sera l’anniversaire des 40 ans de mon premier vote.
    Je me suis toujours déplacé pour mettre mon bulletin dans l’urne, mais ces deux derniers dimanche je n’ai pas pu, c’était trop douloureux.
    Je préfère ne pas en dire plus de crainte d’être odieux, car tout de même Hollande ce n’est pas par un coup d’état qu’il est arrivé à la tête du PS ni de l’Etat, nous le connaissions depuis bien des années…ce n’est donc pas sans l’aide et la complicité de toute une structure que la catastrophe annoncée est arrivée!

  6. Ça vous fatigue pas que chaque élection soit la fin du monde ou la renaissance espérée ? Ça vous fatigue pas la politico- réalité avec ses stars à paillettes et ses commentateurs sportifs ? C’est le printemps, les femmes vont redevenir belles et joyeuses, les nuits longues et chaleureuses et d’ici peu cette ‘tragédie’ …..

  7. Je me souviens d’un article de libé (je crois de mémoire) qui disait Hollande a réussi à décevoir même ceux qui ne croyaient pas en lui. C’est vrai sur le fait. Dans le fond, moi qui votait PS, je n’ai pas voté hollande en 2012, sauf au deuxième tour, par anti-sarkozysme. Mais de base, soyons honnête : le programme du PS en 2012 annonçait déjà la couleur, notamment sur la question de la dette. On ne peut pas se cacher derrière le « on ne savait pas ». On savait que de toute façon hollande se plaçait dans le champ du libéralisme, voire de l’ultra libéralisme, en ce sens, il ne nous a pas menti. Il fait la politique qu’il avait prévu de faire ( respect des 3% : comment faire une politique sociale avec cet engagement, vous n’y avez pas cru ?), et que fait le PS depuis trop longtemps.

    Je comprends parfaitement votre désabusement, je le partage. Je pense simplement que ça fait du bien de se remettre en cause, et après s’être beaucoup écharpé avec des potes du FDG en 2010, et bien j’ai fini par comprendre où se situait la gauche aujourd’hui, et ça fait du bien de se dire : « oui je me suis trompé ».

    Place de la bastille en 2012, aussi remplie que la photo du 21 avril. C’était pour le FDG et l’intitulé de la campagne était « l’humain d’abord », PG, ensemble, mêmes les coco en minorité, ce programme c’est la gauche. FDG et EELV voilà des vrais motifs d’éspoirs, qui sont malheureusement des grandes victimes du PS avant tout, qui ont parfaitement réussi à siphonner ce mouvement.

    Ce mouvement a une base militante énorme, avec des gens qui en ont comme vous, ras le bol de la politique, et ils acceptent les repentis !

    • Et je rajoute la chose suivante : l’esprit « il n’y a pas d’alternative », est une posture libérale par excellence. L’alternative est possible, et il y a des gens qui se battent pour : le FDG en pâtit clairement.

  8. Il faudrait arrêter de militer pour les autres (le PS, l’UMP, le FN) et commencer à militer pour soi. Arrêter d’être un bon petit soldat qui fera élire les représentants d’un jeu de pouvoir partidaire. Militer pour soi s’est militer pour regagner un peu plus de pouvoir de décision, c’est se faire confiance pour construire une société plus juste, plus écologique, plus coopérative.
    Il y a sûrement plein de groupes qui militent dans ce sens. J’en ai trouvé un qui me convient pas mal : sans parti et sans idéologie, le Mouvement pour la 6ème République va dans cette voie. Allez voir sur m6r.fr et faites vous votre avis.

  9. on a les politiciens qu’on mérite.
    il faut toujours se rappeler qu’ils sont, d’une manière ou d’une autre, la « quintessence » du peuple français, son émanation en quelque sorte.
    soyons meilleurs, ils le seront.
    c’est pas gagné!

  10. « L’attentat au Kenya, c’est sûrement du à la laïcité, l’islamophobie française et la jeunesse difficile des terroristes islamistes, non ? »

    pas beau la réflexion réac’, c’est même extrêmement bas.

    Comme si en france, de manière générale, on aurait admis que les terroristes avaient des excuses à faire ce qu’ils ont fait. Une infime minorité des articles publiés au lendemain des attentats ont cherchés à comprendre les origines et le parcours des djihadistes : puisqu’ils sont le produit de notre société, c’est de notre devoir de les regarder. Ça fait écho à mon sens à ces propos de Victor Hugo « Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ? », le 9 Juillet 1849, dans son discours sur la misère. Ces articles ont rapidement été transformés en ce que vous sous-entendez : des excuses, des nuances, voire ( c’est clairement le fond de l’ironie de votre tweet), des justifications.

    La france souffre de mal connaitre le moyen-orient, notre système produit des analystes capables de parler pendant plus de 1h d’émission de pays dans lesquels ils n’ont jamais mis les pieds.

    Je vous conseille sincèrement de lire les livres suivants : Nicolas Hénin Djihad academy, Pierre Jean Luizard « daech, le piège de l’état islamique », ou encore David Thompson sur les « francais djihadistes ». Dans le bouquin de PJ.Luizard, on apprend que selon la DGSE, 60 à 70% des français partis en Syrie, sont laïcs. Éclaircir le sujet permet de comprendre où se trouve le mal de nos sociétés, et la manière dont notre système et nos guerres ont engendrés les monstres qu’ont cherche aujourd’hui à combattre.

    J’en viens donc à vos propos inadmissibles sur le kenya, votre seule réaction :

    Vous en venez à mettre dans le même sac les chebab Somaliens, et l’islamisme en tout genre. C’est par votre manque de nuance, le manque de subtilité de l’occident ( http://friendly-combatant.over-blog.com/2015/03/une-tribune-%C3%A9mouvante-du-journaliste-nicolas-henin.html ), qu’on en vient aux guerres.

    Jusqu’en 1940, la somalie s’appellait la somalieland, sous mandat britannique, avant d’être colonisée par l’italie. Le pays est en partie occupé depuis 1890. Dès 1960, le pays a enchainé les guerres civiles, sous la dictature de Siyaad Barre, soutenu par l’URSS, dans le climat de guerre froide. Après 1990, la somalie entame une nouvelle guerre civile, qui est toujours active aujourd’hui.

    L’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (élites, corruptions, libéraux, sous couvert de fausse laîcité), soutenue par les états unis, font face aux islamistes ultra radicaux et barbares ( charia, exécutions, police politique). Dans les deux cas le peuple était entre la peste et le choléra : même situation qu’en Syrie.

    Le pays est en guerre depuis une centaine d’année, mortalité infantine : 108 ‰, ( 10 enfants meurent par jour en moyenne), éspérance de vie 48 ans, 43% de la population vivent avec moins d’1.25 dollars par jour , population ayant accès à l’eau potable : 29% , nombre de médecins : 4 pour 100 000 personnes.

    Je vous rappelle également que le pib de la somalie c’est 917 Millions de dollard, soit environ 800 M d’euros. C’est 2% du pacte de responsabilité Macron (50 Millard évalués), c’est 0,015 % du budget de l’armée américiane (650 Milliard de dollard).

    Et on devrait s’étonner aujourd’hui que le pays ait produit les chebab ? Comme vous dites c’est la faute à qui ? Et maintenant on fait quoi ? On se bagarre sur des questions d’identité ? de Voile ? on lutte à tout prix contre quoi ? pour quoi ? on se bagarre pour le drapeau ? on parle d’insécurité ? de sécurité intérieure ? d’ennemi intérieur ? d’identité culturelle ? d’identité nationale ? de la morale ? la liberté d’expression, c’est ça qui est le plus en danger dans notre monde aujourd’hui ?

    Ou alors on se bagarre sur le terrain du système, de l’égalité, de la justice sociale, de la lutte contre la misère, sur le projet politique en Afrique et non pas sur l’humanitaire, sur la fin des privilèges, sur la lutte contre la corruption, sur la lutte contre le sexisme et j’en passe.

    Oui il reste des luttes, et je vous vois glisser lentement vers une apathie qui n’est vraiment pas digne, et qui vous amène à des déclarations, sans le vouloir j’en doute pas, vraiment pas terribles.

  11. PS : je ne doute absolument pas de vos engagements, et je pense que c’est en se battant sur des terrains glissants ( identité notamment, insécurité encore trop), qu’on perd sur d’autres terrains (chômage, misère sociale et culturelle, exclusion etc.).

    Ce sont ces terrains qu’on a lâché au FN, et non les autres, qu’on peut légitimement lui laisser ( peut être là on est pas d’accord).

    Je pense sincèrement qu’il y a d’autant plus de débat aujourd’hui, mais ceux de la religion sont usants et désespérants ( y’a qu’à voir la quantité de gens qui vous taxent de suppôt du FN sur twitter). Ca n’est qu’un conseil, mais je pense pas que ça soit le plus urgent aujourd’hui, un bout de tissu en moins dans un lieu public ça ne va rien régler, comme la loi sur le voile en 2004 n’a rien réglé ( je ne me prononce pas sur sa nécéssité ou non, simplement c’est pas l’urgence), et je crois que vous lâchez trop d’énergie là dedans ( je fais le lien blasé = fatigué hein…).

    L’urgence est sociale et écologique.

    Je vous conseille encore : « Le choc colonial et l’islam – Les politiques religieuses des puissances coloniales en terre d’islam » de Pj. Luizard, ou encore laïcités autoritaires en terre d’Islam, du même auteur. (directeur de recherches au CNRS, agrégé, c’est pas un dangereux idéologue).

  12. Moi aussi dégoûtée ? OUI !!! :

    -l’ANI ! même sarko n’avait pas osé !
    – Rémi Fraisse, 23 ans, mort dans l’indifférence des solfériniens (car peut-on franchement les appeler « socialistes »?) ! Le choc !
    -L’écologie ? au panier !
    -Pendant la campagne, Hollande dit et c’est vrai : la finance tue l’économie réelle, on va les mettre au pas et une fois au pouvoir, il nomme Macron à l’économie mouah !!!
    Macron, celui qui a gagné 2,5 millions d’euros en 18 mois entre 2011 et 2012 comme co-gérant de la banque Rotthshield ! c’est sûr que ce « socialiste » va mettre la finance au pas !?!?! Cet homme qui a un mépris de classes qui suinte de partout…
    -Valls (aussi fébrile que sarko à croire que lui aussi en prend…) a cette analyse absolument incroyable après ce dimanche d’élection : il faut en finir avec le CDI !!! Il a tout compris manifestement !
    Et y’a tout le reste qui dégoûte un peu plus chaque jour.
    -Après y’a aussi l’attitude « socialiste » au niveau local qui n’arrange rien. Dans ma ville, de très jeunes enfants ont vécu dans la rue pendant des mois sous tous les temps, c’étaient des demandeurs d’asile. Seul un petit collectif citoyens se sont occupés d’eux. Collectif que les socialistes locaux (qui n’ont pas levé le petit doigt pour ces personnes) ont tenté de discréditer dans les médias ! pitoyable.
    J’ai voté toute ma vie pour ces gens. PLUS JAMAIS CA.

  13. Depuis que j’ai l’âge de voter, j’ai mis un bulletin dans l’urne pour quasiment tous les partis politiques de l’extrême gauche jusqu’au centre. Garçon façonné par la république, pseudo citoyen modèle, j’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire : manifester, faire des grèves, défendre mordicus les idées de gauche, haïr les gens qui ne sont pas de gauche, lire les programmes des partis politiques et voter…. bien voter parce que dans une élection, il y a des gagnants et des perdants.

    En définitive, les élections n’ont RIEN changé à ma condition sociale et à celle des français et notre société se dégrade à toute vitesse.

    Depuis 2011, j’ai décidé de BOYCOTTER les élections.

    La même année, j’ai découvert un grand monsieur, ETIENNE CHOUARD, il est tombé pile poil quand j’en avais besoin. Ce gars la, m’a remonté le moral, m’a donné le gout de la VRAI politique, je me suis réveillé, j’ai ouvert les yeux.

    Effet matrix, j’ai pris la pilule rouge, IL N’Y A PLUS de retour en arrière possible.

    Je me suis donné comme objectif de véhiculer 2 idées aux déçus de la politique (et ils sont nombreux) :

    Idée 1 : mettre en place une VERITABLE DEMOCRATIE ou le citoyen sera autonome.
    Idée 2 : créer une MONNAIE LIBRE pour résoudre cette crise.

    Nous vivons la fin d’un système politique, nous le sentons et nous le savons.

    A tous, je vous souhaite bon courage, les temps sont durs.

  14. Cet article me fait penser au livre de François Bégaudeau : « Deux singes ou ma vie politique ». Vous vous retrouverez sûrement dans ce qu’il écrit, d’autant que ça doit coller à peu près en termes de génération… C’est très intéressant et ça aide à vivre un peu plus tranquillement.

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