La cité de l’architecture : de Bernard Zehrfuss à la Coupe du Monde de football


Alors même que l’exposition  » Architecture en uniforme «  n’a qu’un petit mois d’existence, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine continue de faire parler d’elle. Tout d’abord avec l’inauguration, ce jour, de l’exposition Bernard Zehrfuss (1911-1996) La poétique de la structure, mais aussi avec depuis le début de la Coupe du Monde la création d’un Tumblr illustrant à sa manière les matchs des différentes équipes nationales. Un Cité de l’archi au top de sa forme, grâce à une présidence renouvelée et efficace et une community manager très douée.

Le paradoxe Zehrfuss

La petite exposition temporaire Bernard Zehrfuss dont le commissariat est co-assuré par la journaliste et critique d’architecture Christine Desmoulins et la conservatrice du patrimoine, Corinne Bélier s’inscrit dans le prolongement spatial de la galerie d’architecture moderne et contemporaine du sixième étage de la Cité de l’architecture. Cette nouvelle salle, dont la scénographie est assurée par Pierre Verger Architecte, sera dédiée à des expositions temporaires de l’architecture moderne et contemporaine. La première consacrée, donc à Bernard Zehrfuss, retrace le parcours de l’architecte, Grand Prix de Rome en 1939, de la Tunisie et ses premières constructions (1942) au Musée de la civilisation gallo-romaine à Lyon (1975) en passant le quartier des affaires de la Défense et le CNIT. L’exposition concise, efficace, didactique est remarquable car elle permet de re-découvrir un architecte un peu trop méconnu si bien que, comme le rappelle la journaliste Margaux Darrieus, le siège de Novartis-Sandoz qu’il réalisa avec Jean Prouvé fût détruit malgré ses qualités techniques et architecturales inestimables et les protestions internationales. Faire une exposition sur un architecte remarquable sans pour autant faire protéger et classer ses œuvres, tel est aujourd’hui le paradoxe du Ministère de la Culture.

Le Tumblr du buzz

Si l’on parle architecture et Brésil, c’est obligatoirement le nom d’Oscar Niemeyer (mort trop jeune) qui nous vient en tête et évidemment pour cette Coupe du Monde de football, ce sont les stades qui sont à l’honneur. La Cité de l’architecture a pris le contre-pied de tout le monde pour mettre l’architecture à l’honneur pour cette coupe du Monde avec une idée aussi original que simple : à presque chaque match, les deux équipes nationales qui s’affrontent sont représentés par un de leurs bâtiments symboles (la Tour Eiffel pour la France, la Sagrada Familia pour l’Espagne, la tour de Norman Foster pour l’Angleterre…). A l’issue du match, un gif montre le bâtiment de l’équipe victorieuse s’animer tandis que l’autre reste de marbre. Une nouvelle façon de communiquer pour la Cité de l’architecture qui fonctionne très bien puisque le Tumblr, réalisée en partenariat avec Havas Paris, est repris dans la presse nationale et la presse web. Je vous laisse avec quelques visuels de ce Tumblr en espérant que la Cité de l’architecture continue le très bon travail effectué depuis le changement de direction sur tous les supports dont elle dispose : exposition permanente et temporaire, gestion parfaite des nouveaux médias avec sa acommunity manager et qualité de sa revue mensuelle Archiscopie.

Information pratique : 

Exposition « Bernard Zehrfuss (1911-1996) La poétique de la structure » du 19 juin au 13 octobre 2014

Cité de l’architecture et du patrimoine

Galerie d’architecture moderne et contemporaine

1, place du Trocadéro Paris 16è

 

 

 

(Paris, du 24 avril au 8 septembre 2014).

7 réflexions sur “La cité de l’architecture : de Bernard Zehrfuss à la Coupe du Monde de football

  1. Bonjour,
    Vous dites[..La première consacrée, donc à Bernard Zehrfuss, retrace le parcours de l’architecte, Grand Prix de Rome en 1939, de la Tunisie et ses premières constructions (1942) ] . Au fait Zehrfuss est venu en Tunisie en mai 1943 et son contrat datait du 01 septembre 1943.

    P.S:Je travaille sur Zehrfuss.

    • En 1942, il est chargé d’expertiser les dommages de la guerre en Tunisie. Et c’est effectivement en 1943, que le général Mast confie à Zehrfuss la direction d’un atelier d’archi et d’urba pour dresser les plans d’urbanismes des grandes villes, suivre leurs réalisions et contrôler l’architecture des constructions sur tout le territoire.

      • Non. Depuis Alger René Mayer secrétaire aux communications au commandement en chef Civil et militaire de l’Afrique du Nord, confie a Zehrfuss des l’arrivée de ce dernier a Alger, une mission d’enquête générale sur les questions d’urbanisme en Tunisie entre le 28 mai et le 27 aout 1943. il signe un contrat le 28 mai 1943 précisant le déroulement de sa mission. « je suis arrivé a Tunis en mai 1943 et me suis mis a la disposition du Directeur des Travaux Publics qui m’a chargé d’une enquête générale sur la situation des villes de la Régence » Archives nationales de Tunisie,SG2/217/1.

  2. Dernière précision: La Tunisie a été libérée des forces de l’Axe, en mai 1943. En 1942 elle était encore occupée.

  3. LE MUSÉE GALLO ROMAIN DE FOURVIERE. LYON
    dans le Cycle Bernard Zehrfuss – L’œuvre révélée –
    27 SEPTEMBRE – 14h
    Cycle conçu autour de l’oeuvre de Bernard Zehrfuss dans le cadre de l’exposition rétrospective
    « BERNARD ZEHRFUSS (1911-1996), la poétique de la structure » à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Paris

    La volonté de Louis Pradel, maire de Lyon et grand modernisateur, de se doter d’une institution vouée à valoriser les collections antiques de la ville sera l’occasion pour Zehrfuss, de proposer une réflexion originale sur une architecture qu’il n’a pas eu l’occasion de réaliser : l’architecture d’exposition.
    Eloigné de toute ambition monumentale, l’architecte livre une oeuvre minimale, dont l’objet est de révéler l’existant.
    Son emplacement, en partie enterré dans la colline, en bordure du théâtre antique, a été choisi pour s’intégrer au maximum dans le paysage : des vues sont d’ailleurs aménagées à même la colline afin de faire profiter le visiteur des richesses in situ.
    Autour de l’oeuvre, dans le nouveau quartier de l’Antiquaille, nous nous interrogerons sur l’intégration des vestiges antiques dans l’organisation urbaine.

    Avec Clotilde Redon, historienne de l’architecture, et Hugues Savay-Guerraz, conservateur du musée gallo-romain de Fourvière

    RDV:14h arrêt Minimes-Théâtres Romain. Lyon
    15€ / 10€ (entrée musée comprise)
    Renseignements & inscriptions : lyon@promenades-urbaines.com

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