Toit sur toit – enjeu politique, enjeu architecural à Paris


La veille de la cérémonie des Parpaings d’Or, se tiendra un colloque passionnant sur la surélévation à Paris à l’école d’architecture de Paris-Malaquais. Ce colloque est notamment coordonné par l’architecte-chercheur-enseignant Philippe Simon (plusieurs fois présent sur ce blog). En parallèle, se tient jusqu’au 24 janvier une exposition présentant les enjeux de cette question, à la Galerie Callot, 1 rue Jacques Callot, Paris 6e. Quand architecture et politique se rejoignent, je ne peux qu’en faire la publicité. Donc pour résumé, le 16 janvier on s’instruit, le 17 on s’amuse.

Ce colloque est issu des réflexions portées par la recherche « L’épiderme aérien des villes au regard de la question de l’énergie et des modes de vie : prospective des formes et des stratégies architecturales et urbaines. « Learning from » Chicago, Montréal, Paris. », faite dans le cadre de l’appel d’offres « Ignis Mutat Res – Penser l’architecture, la ville et les paysages au prisme de l’énergie » Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère, Ministère de la Culture et de la Communication. En partenariat avec l’Observatoire SITQ du développement urbain et immobilier à l’Institut d’urbanisme,Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal, Canada ; Groupe d’intérêt scientifique Climat environnement- société, Paris ; Institut des sciences de l’environnement (ISE) rattaché à la Faculté des sciences de l’Université du Québec à Montréal, Canada.

Le colloque Toit sur Toit a pour ambition de convoquer les domaines de l’architecture et de la politique autour de la question de la surélévation à Paris. Ce sujet est présent dans les discours électoraux des principaux partis se présentant à la Mairie de Paris. Il est rare qu’un sujet architectural, urbain et paysager occupe une telle importance dans le monde politique. Le laboratoire ACS et son partenaire, l’école d’architecture de Montréal, participent à la recherche Ignis mutat res, sur le thème L’épiderme aérien des villes au regard de la question de l’énergie et des modes de vie, avec la mise en comparaison de Paris, Montréal et Chicago. L’organisation de ce colloque s’inscrit dans la continuité de cette recherche. L’objectif est de s’ancrer dans la dynamique des élections municipales pour intensifier et ouvrir le débat que nous
souhaitons instaurer lors de cet évènement. Une exposition accompagne le colloque.

L’Ecole est le lieu d’une recherche et d’une expérimentation dynamique et perpétuelle. Le débat politique et architectural sur les diverses questions que posent la surélévation à Paris prend sens dans ses murs au contact des étudiants, des enseignants et des chercheurs de l’ENSA Paris-Malaquais, dans une école au centre de la Ville et ouverte sur celle-ci. Mais les enjeux concernent un public plus large que celui de l’école. Ce débat est une occasion pour porter l’architecture et les architectes sur la place publique. La surélévation de Paris est une histoire ancienne. Contenue dans des enceintes successives, la ville ne pouvait pas s’étendre horizontalement, elle s’est énormément développée par le rehaussement des immeubles existants, cela de manière courante jusqu’au XIXe siècle. Ce processus s’est trouvé modifié avec l’avènement des logiques de contrôle réglementaire, qui ont cadré cette pratique, pour des raisons esthétiques et hygiénistes, et l’ont ainsi rendu plus ponctuelle. Aujourd’hui, la surélévation et la modification
des toitures sont redevenues des sujets d’actualité.

L’enjeu du colloque et de l’exposition Toit sur Toit est d’interroger les potentialités qu’offre l’objet toit àParis au travers de plusieurs questions : comment le toit peut-il accompagner une politique environnementale et énergétique de la ville ? Quelle politique de densification peut accompagner la surélévation ? S’agit-il de surélever les dents creuses ou de créer des points d’intensité dans la ville ? Comment la surélévation peut-elle participer à l’évolution heureuse d’un bâtiment, aussi bien en termes esthétiques et formels qu’en termes énergétiques et réglementaires ? Dans quelle mesure et à partir de quel seuil, l’occupation des toits peut-elle devenir un enjeu foncier et économique pour la ville ? Comment repenser les règlements urbains pour générer une politique de surélévation cohérente et fructueuse ? Le colloque Toit sur Toit se fonde sur des propositions entre fiction et réalisme conçues par trois jeunes équipes d’architectes qui présenteront leurs travaux sur la surélévation. Des chercheurs et des politiciens de différents bords réagiront et débattront. Entre les déclarations d’intentions des partis candidats et les suggestions hors normes des architectes, comment permettre et inventer ce que seront les toits parisien de demain ?

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