Alexandrin pour le Grand Paris


C’est la rentrée  mais entre les vacances et mon récent chômage, je n’ai pas eu le temps d’écrire. J’ai donc laisser cet honneur à un ami architecte-urbaniste (X.B.) qui, en alexandrin, nous livre son avis sur le Grand Paris (un sujet qui, reconnais-je, m’échappe quelque peu). Bonne lecture et à bientôt pour beaucoup de nouveautés.

Paradoxalement il faut une embellie

Pour qu’une loi obscure soit enfin établie.

Ce fut en deux mille treize et en juillet pardi,

Qu’une nouvelle annexion s’abattit sur Paris.

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Ce texte malfaisant premièrement attaqua

Le travail en commun d’élus dont le tracas

Etait le regroupement face à l’adversité :

De faire des communes une communauté.

Celles-ci disparaissant, la balkanisation,

Principe vieux comme le monde, fabriqua un bastion,

 A une gouvernance nouvelle et noyautée

Pour des apparatchiks pour qui l’on n’eut voté.

Par qui ces chers projets, qu’on qualifie d’urbains,

Etaient alors à même d’être repris en main ?

Afin de faire une ville plus démocratiquement

N’était-ce pas ces bassins qui devaient tenir le rang ?

Dans tous les arbitrages et les péréquations

Qui étaient à venir dans la conurbation

Qu’avaient les citoyens comme représentation

Face à de grands partis et leurs bruits de salons ?

D’autre part cette loi de par son périmètre

Mit au ban de nombreux territoires champêtres

Enfin pas tout à fait car nouvellement construits

Ces endroits abritaient moult de parisis.

Dans du pavillonnaire peu dense et éclaté

Ces derniers furent lotis et bien souvent snobés

Tenus par les crédits, captifs de leurs autos

Ce furent de potentiels habitants du ghetto.

D’un découpage abscons, ils furent poussés au loin

Comme il fut fait en mille huit cent soixante et un.

N’avions-nous rien appris des logiques centrifuges

Qui transforma Paris en un lointain refuge ?

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Sauf si La métropole est un train à regarder

Et qu’il est préférable d’en parler au passé

Il serait sans doute temps de s’en préoccuper

Car là nombreux sont ceux qui y sont affairés.

Depuis une alternance nous avions espéré

Que centralisme en ville serait vivement stoppé.

O.I.N et Anru, la gouvernent à distance

Nous laissant la bouche un arrière-gout de rance.

Par un habile placement dans le calendrier

Et des ordres de silence militairement donnés

Les logiques partisanes semblent aujourd’hui fouler

Décentralisation et progrès engrangés.

Mais alors suis-je sourd ? Et où sont les scandales ?

A de vieux urbanistes l’été fut il fatal ?

Banlieues 89 n’était-il qu’un slogan ?

Ou bien cocus toujours, seront les habitants ?

Par ce piètre poème, j’entends vous rappeler

Qu’un mille-feuille n’est jamais une affaire privée.

Et qu’un débat construit se doit d’être engagé

Afin qu’du Grand Paris émerge l’égalité.

Une réflexion sur “Alexandrin pour le Grand Paris

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